Photo : maison mauresque (vue depuis le sommet de la porte de la Mer).
La ville de Bourg-sur-Gironde (Gironde).
La ville de Bourg-sur-Gironde, souvent visitée par nos rois (Charles VII, Charles IX, Louis XIII, Louis XIV), suscite l’intérêt des touristes depuis plus d’un siècle : « Du lieu appelé citadelle, écrivait Jacques Arago, le paysagiste peut enrichir ses cartons d’un site imposant auquel peu doivent être comparés », mais le fleuve majestueux, l’horizon immense et la végétation riante et vigoureuse ne doivent pas faire illusion : cette localité a toujours été une cité guerrière. Passée sous la domination anglaise après le divorce de Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine, elle fut le bouclier de Bordeaux pendant trois siècles, place de guerre très sollicitée par les deux puissances ennemies. Première filleule de Bordeaux en 1379 ; sans oublier les violences de la Fronde, Bourg fut occupée par les Espagnols, puis investie par les troupes royales (1653), avant de voir ses murailles démantelées et ses pièces de canon enlevées (1665).
Si vous passez par Bourg, arrêtez vous pour une visite. Commencez par l’Hôtel de la Jurade, 4 place de la Libération, dont la façade et le campanile date du XVIIIe siècle (MH), et qui abrite aujourd’hui l’Office du tourisme du canton de Bourg. Sur cette même place, où se tient tous les dimanches matin le marché hebdomadaire, on peut admirer les Halles de 1867 en pierre, fonte et ardoise. Puis on rejoint, en passant sur l’arc de la Goutinière, la place du district d’où l’on jouit d’une magnifique vue sur le bec d’Ambès, le confluent de la Dordogne et de la Garonne pour former l’estuaire de la Gironde. Sur cette place deux canons en bronze semblent surveiller la rivière. Ensuite s’impose une visite du château de la « citadelle » et de son musée des calèches, ainsi que de ses souterrains, salle de garde, et cuves à pétrole datant de la seconde guerre mondiale, aménagés dans le rocher. Ne pas oublier les jardin et parc du château, la porte d’Esconge ou porte de « la retraite », aménagée dans les remparts de la ville médiévale. Emprunter ensuite les « escaliers du roi » pour rejoindre le port et voir le beau lavoir public construit en 1828, et admirer la façade de la « Maison Mauresque » dominant la Dordogne.
Remonter par la rue Cahoreau, en passant par la porte « de la Mer » (MH) et rejoindre la porte de « Blaye » (MH), en passant par l’église Saint-Géronce. Une visite au musée Maurice Poignant, aménagé dans ce qui reste de l’ancien couvent des Ursulines ( XVe siècle) est ensuite possible. Il ne vous restera plus qu’à reprendre votre voiture ou votre deux-roues pour aller visiter la crypte de la Libarde (MH), ainsi bien sûr que le vignoble des Côtes-de-Bourg qui entoure le chef-lieu de canton. Cet aperçu de la ville est succinct mais les employés de l’Office du tourisme se feront un plaisir de vous renseigner plus complètement.
Bourg est la patrie de Jean de Labadie, François Daleau, Emile Couzinet, Léo Lagrange et Pierre Bazzo.