Posté le 28.04.2008 par titelive
Donjon dit « château du roi » à Saint-Emilion (Gironde).
Je vous offre une photographie du donjon dit "Château du roi", seul donjon roman intact en Gironde. Il a été construit en 1224 sur ordre du roi Louis VIII ou en 1237 sur ordre d'Henri III d'Angleterre. Comme citadelle royale au cours des siècles, il a joué le rôle de citadelle de défense communale jusqu'à la fin du XVIe siècle ; Hôtel de ville jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Ce donjon est une tour carrée de 9 mètres par face flanquée de contreforts plats aux angles, hauteur de 14,50 mètres, épaisseur des murs 2,25 mètres. Elle repose sur un bloc de rocher isolé de toutes parts, creusé de grottes naturelles et de carrières exploitées durant la Révolution, relié à l’est de la ville par des terrasses superposées bordées de parapets fortifiés dissimulant des escaliers.
Du sol de la plus basse terrasse au sommet du donjon : 32 mètres.
Sur la place au niveau du sol, on remarque plusieurs silos creusés dans le roc et recouverts de grilles. Servaient-ils au stockage de nourritures ou d’armes ? Probablement, car ce donjon et les constructions accessoires dont il ne reste aucune trace constituaient tout un ensemble défensif.
Pour voir le Château du Roi dans toute sa splendeur d’antan, il faut assister aux proclamations soit du jugement du vin nouveau en JUIN soit au ban des vendanges en septembre par les Jurats.
Posté le 16.04.2008 par titelive
La bastide de Domme (Dordogne).
Bastide royale érigée sur ordre de Philippe III le Hardi au XIIIème siècle, Domme connaît une des histoires les plus riches du Périgord. La toute jeune bastide, dont la Porte des Tours vient d’être achevée, sert de prison à 70 templiers qui gravent sur les murs d’émouvants témoignages de leur foi. Sous la halle du XVIIème siècle, on pénètre dans 450 m de grottes naturelles où chacun peut admirer un monde féerique. Du haut de son piton rocheux, le village médiéval domine la vallée de la Dordogne en révélant un panorama exceptionnel. Visiter Domme, c’est entrer dans une cité marquée par son histoire et son architecture, mais c’est aussi découvrir un village d’exception où chacun peut se réjouir des délices gastronomiques, du travail des artisans d’art ou encore de l’accueil chaleureux de toute une population.
A voir :
- Panorama sur la Dordogne ;
- Porte des Tours ;
- Hôtel du gouverneur ;
- Halle ;
- Grotte de Domme ;
- Musée des arts et traditions.
L’office de tourisme propose des visites guidées et un « passeport 4 visites » à prix réduit.
Posté le 14.04.2008 par titelive
Le château de Malromé à Saint-André-du-Bois (Gironde).
Le château Malromé était la demeure familiale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec.
L’histoire de Malromé commence au quatorzième siècle lorsque Guiraud de Taste s’y implante et construit le premier château féodal qui subit les aléas de l’histoire. Il est partiellement détruit pendant les guerres de religion.
Il appartient à la fin du seizième siècle à Etienne de Rostéguy de Lancre, membre du Parlement de Bordeaux, seigneur de Saint-Macaire et de Rauzan. Vers 1780, le château est transmis à Catherine de Forcade, veuve du baron de Malromé, qui rebaptisera le château du patronyme de son époux. En 1847, le château est transmis à Jean de Forcade, président du Conseil d’Etat sous Napoléon III, et à son demi-frère, le maréchal de Saint-Arnaud, gouverneur de Paris et ministre de la Guerre. Tous deux feront restaurer le château « d’après Viollet-le-Duc ». Le 20 mai 1883, Adélaïde Fergusson - veuve de feu Jean de Forcade la Roquette - ruinée, vend le château à la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec-Monfa. Adèle, née Tapié de Céleyran, fit l’acquisition du domaine attirée par la proximité de Verdelais, haut lieu de pèlerinage. Elle viendra régulièrement tous les étés au château jusqu’en 1930 pour surveiller le bon déroulement des vendanges. Son fils Henri effectuera de fréquents séjours à Malromé. Il se plait en ces lieux, peint sans relâche et, pour se détendre rame et tire à l’arc avec des engins envoyés par son père. C’est à Malromé qu’il finira ses jours le 9 septembre 1901.
Le vignoble de Malromé couvre une superficie d’une quarantaine d’hectares, situés sur des coteaux argilo-graveleux. Son terroir est réputé depuis des siècles.
Plusieurs époques se côtoient à Malromé : le corps de logis date de la fin du seizième siècle, les trois autres ailes ont été construites entre le 17ème et le 18ème siècle. A cela s’ajoutent des reconstructions du milieu du 19ème siècle. On y retrouve avec bonheur la trace des propriétaires qui ont fait la renommée du lieu : le bureau avec son surprenant dessin de Lautrec réalisé en hauteur sur un mur et le grand salon vaste pièce baignée de lumière où l’artiste aimait à peindre sa mère. La dernière salle est entièrement consacrée à la vie du peintre ainsi qu’à son travail créatif dans le Bordelais : on y découvre notamment des reproductions des œuvres réalisées à Malromé comme « Les vendanges à Malromé ».
Les visites guidées du château ont lieu à 15h, 16h et 17h.
Posté le 11.04.2008 par titelive
Le château de Jumilhac à Jumilhac-le-Grand (Dordogne).
Le château de Jumilhac est juché sur un éperon surplombant les gorges de l’Isle. Avec ses tourelles, ses toits Renaissance et ses proportions harmonieuses, la forteresse convoitée en son temps par Richard Cœur de Lion ressemble à celles des contes de fées. Henri de La Tour du Pin, le propriétaire actuel, dit qu’il n’en est que le dépositaire, qu’il s’en sent responsable. Une responsabilité qui remonte à 1580, date à laquelle son ancêtre Antoine Chapelle, riche maître de forges et fidèle d’Henri de Navarre, devint le premier marquis de Jumilhac. Le château reste dans la famille jusqu’en 1811, quand le sixième marquis cède sa propriété du Périgord pour s’installer à Paris. C’est Odet de Jumilhac, le grand-père de l’actuel occupant, qui racheta le bien en 1927, avant d’y entreprendre de lourds travaux, s’attaquant à la charpente et aux ouvertures. En 1999, sa mère, Solange, souffrante, Henri vient s’installer définitivement à Périgueux. Devenu propriétaire-gestionnaire, il dirige Jumilhac « comme une PME qui reçoit 10 000 visiteurs par an ». Il crée des jardins à la française sur le thème de l’alchimie-dont il a le premier découvert l’omniprésence dans les symboles du château-organise des visites au flambeau et des manifestations culturelles, crée une salle de réception, poursuit les rénovations. Mais, avec 18 pièces restaurées sur un total de 52, il y aura du travail pour plusieurs générations. Le rêve d’Henri de La Tour du Pin est de terminer les travaux de rénovation d’un appartement pour pouvoir, à son tour, élire domicile dans ses murs, avec sa seconde épouse et sa fille.
En été le château est visitable tous les jours, de 10 à 19 heures.
Ne pas manquer la cuisine médiévale…
Posté le 04.04.2008 par titelive
La Maison de Louis XIV restaurée.
Saint-Jean-de-Luz (64).
L’opulente demeure d’un riche armateur luzien, Johannis Lohobiague, construite en 1643, a été appelée « Maison de Louis XIV » à partir de 1660. Parce que le Roi-Soleil y a demeuré à l’occasion de son mariage avec Marie-Thérèse d’Espagne. Cet édifice a été classé Monument historique en 2005. Et depuis le début de l’année il fait l’objet de travaux menés par le propriétaire, M. Philippe Leremboure, en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles. Il s’agit notamment de redonner à l’une des façades l’aspect qui était le sien à l’origine. Les travaux doivent se terminer à la fin du mois mais la Maison de Louis XIV sera rouverte à la visite le 9 avril.
(Article paru dans le journal « Sud-Ouest » du jeudi 3 avril 2008).
Posté le 21.12.2007 par titelive
Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655) est né à Paris. La rallonge « de Bergerac » vient du nom d’une propriété acquise par la famille en vallée de Chevreuse. Quant au nez, proéminent certes, il évoque, selon un témoignage, un bec de perroquet. L’engagement dans la compagnie des gardes de M. de Casteljaloux ? Réel, mais bref : un an. Il donne ensuite au théâtre une tragédie, la Mort d’Agrippine, et une comédie, le Pédant joué. Essayiste, philosophe, satiriste, il passe également pour être alchimiste. Libertin, il défend les droits de la sexualité contre les apôtres de la chasteté. Il adhère aux théories de Galilée selon lequel la Terre serait ronde. Il admire Descartes et tient des discours « écolos » avant l’heure. Il se livre à quelques plaidoyers au nom du peuple, se permet encore d’irriter l’Eglise en rejetant la notion de miracle. Libre penseur, donc, et visionnaire, en prime, quand il imagine un livre « sans feuillets ni caractères » puisqu’il suffit d’actionner un ressort pour l’écouter (préfiguration du phonographe). Ce qui s’appelle avoir du nez ! Il meurt frappé à la tête par une poutre détachée d’un toit. Ses romans furent imprimés après sa mort : à Paris en 1677 puis à Amsterdam en 1699. Il s’agit de « Histoire comique des Etats et Empires de la Lune » et « Histoire comique des Etats et Empires du Soleil ». Ces ouvrages montrent l’audace de ses vues sur la nature et la politique.
Le grand Boileau a dit de lui :
[i]J’aime mieux Bergerac et sa burlesque audace
Que ces vers où Mottin se morfond et nous glace.[/i]
Depuis 1897, année de la publication de « Cyrano de Bergerac », nombreux sont ceux qui ont fait le reproche à Edmond Rostand d’avoir trahi son modèle. Accordons à Rostand qu’il fut bretteur, joueur, toujours en mal d’argent. Mais le vrai Cyrano est bien plus.
Posté le 18.12.2007 par titelive
La pinasse.
La pinasse, ou pinace, est une embarcation à fond plat, terminée en pointe à ses extrémités, longue, étroite, forte et légère, d’un usage très répandu pour la pêche dans les endroits où il y a très peu d’eau. Son nom vient du fait qu’à l’origine ces tillottes étaient construites en bois de pins, dont les forêts étaient remplies. Dans les Vosges le pin commun est appelé la pinasse. Les premières mentions écrites datent du XVe siècle : espinaces et espinasses.
Les pinasses étaient les bateaux typiques du bassin d’Arcachon. « Les pinasses qui servent à faire la pesche dans la baye d’Arcasson sont faites de la forme d’une navette avec les bouts un peu relevés, une pinasse de vingt à vingt deux pieds de longueur de l’estrave à l’estambot a dans le milieu cinq pieds et demi de largeur à deux pieds des deux bouts environ dix huit pouces, deux pieds et demi de hauteur ou de bord dans le milieu et un demi à deux pieds du bout. Elle est à plat fond, à vingt deux varangues, le fond a dans le milieu deux pieds et demi de large, n’a ni quille ni gouvernail on fait cette manœuvre avec un aviron. Elle porte quelquefois un petit mat de 14 pieds de hauteur et une voile de douze pieds en quarré les planches du bordage des pinasses sont placées à clin, et jointes avec des chevilles de bois et n’ont aucuns cloux ni ferrures. Quand ces pinasses sortent à la grande mer ou qu’elles vont à la grande côte elles ont cinq à six hommes d’équipages mais pour faire les pesches dans le bassin elles n’en ont ordinairement que deux à trois seulement. Ces petites pinasses nonobstant la foiblesse de leur construction sont néanmoins assés solides et si légères que l’équipage la peut aisément porter sur ses épaules et le portage qui se fait avec sept à huit hommes est de la même manière que celuy des Canadiens et des autres sauvages de l’Amérique pour le transport de leurs canots et pirogues d’un lieu à l’autre.» Cette description est extraite des « Procès Verbaux des visites faites par ordre du Roy concernant la pesche en mer (1727) » par François Le Masson du Parc.
Aujourd’hui on construit encore des pinasses, qui sont plutôt des bateaux de loisirs, en pin, acajou et iroko.
Posté le 21.11.2007 par titelive
Carolus Magnus
CHARLEMAGNE
Charles 1er le Grand
-- Naissance le 2 avril 742. Il est le fils aîné de PEPIN le Bref et de Berthe (3eme épouse de Pépin).
-- Roi de Neustrie, Austrasie, Aquitaine occidentale en 768 (à la mort de son père).
-- Roi de Bourgogne, Provence, Septimanie, Aquitaine orientale en 771 ( à la mort de son frère Carloman).
-- Roi de Lombardie et Patrice de Rome en 774 (conquête de la Lombardie et capitulation de Didier, roi des Lombards).
-- Empereur d'Occident en l'an 800.
-- Conquérant de la Saxe (772, 774). Widukind, chef des Saxons, se soumet en 785 et la Saxe est rattachée à l'état franc en 799. Charlemagne, par la force de ses armes, poursuit l'unification de l'Europe occidentale, en menant une lutte sans merci contre les Saxons et les Frisons, et en établissant une série de marches, de la Bretagne à l'Autriche, pour surveiller ses frontiéres. Il est couronné empereur, à Rome, le jour de Noël de l'an 800, par le pape Léon III. Ce titre lui est reconnu par Byzance en 812.
Dès 789 il établit sa capitale à Aix-la-Chapelle, où il attire les savants et artistes de tous les pays d'Europe.
Protégé par les armes franques, dominé spirituellement par l'Eglise, l'empire carolingien connaît la prospérité, surtout dans l'activité agricole.
Dans les provinces, les comtes, 250 environ, représentent Charlemagne et disposent de vastes pouvoirs. Ils reçoivent du palais d'Aix-la-Chapelle des ordres écrits, les "capitulaires", qu'ils doivent appliquer scrupuleusement. Pour que tout se rattache à lui, Charlemagne exige que ses sujets lui prêtent un serment direct de fidélité, ne nomme les comtes et vicomtes que pour trois ans et les soumet au contrôle de ses "missi dominici". Il institue, pour assurer les jugements des procès, les échevins ; et convoque réguliérement les assemblées des Champs-de-Mai, mais en les transformant en conseils purement consultatifs. Charlemagne protège le clergé, augmente ses richesses en imposant la dîme, et sa puissance par de nouvelles attributions judiciaires. Néanmoins il le tient sous sa dépendance, nomme souvent les évêques, le subordonne aux "missi dominici" et intervient même dans les questions de discipline ou parfois même dans celles de dogme.
Charlemagne partage de son vivant, à Thionville en 806, son empire entre ses fils Charles, Pépin et Louis. Il meurt le 28 janvier 814 et est enterré à Aix-la-Chapelle, dans l'église Sainte-Marie qu'il avait fait construire. Seul son fils Louis lui survit.
-- L'Ecole ou Académie Palatine est passée à la postérité. Fondée par l'empereur elle rassemble des hommes illustres tels l'anglo-saxon Alcuin, l'irlandais Clément, les italiens Paulin d'Aquilée, Pierre de Pise, Théodulfe, Paul Warnefried ou le bavarois Leidrade. Les études sérieuses des arts libéraux, la lecture approfondie des textes classiques latins auxquelles l'académie se livre ne sont pas une fin en soi, mais un moyen d'atteindre à une meilleure compréhension des textes sacrés. Il s'agit pour Charlemagne d'étendre à l'ensemble de l'Empire la nouvelle école de type clérical et monastique qui avait commencé à se mettre en place dès le septième siècle en Espagne, en Gaule, en Bavière, en Italie ou en Northumbrie. En écriture, la minuscule caroline, créée dans les scriptoria de Gaule, se substitue aux écritures nationales. On s'emploie à établir un texte unique pour les livres sacrés. Un effort est accompli également dans le domaine de la musique.
Posté le 08.09.2007 par titelive
Photo : maison mauresque (vue depuis le sommet de la porte de la Mer).
La ville de Bourg-sur-Gironde (Gironde).
La ville de Bourg-sur-Gironde, souvent visitée par nos rois (Charles VII, Charles IX, Louis XIII, Louis XIV), suscite l’intérêt des touristes depuis plus d’un siècle : « Du lieu appelé citadelle, écrivait Jacques Arago, le paysagiste peut enrichir ses cartons d’un site imposant auquel peu doivent être comparés », mais le fleuve majestueux, l’horizon immense et la végétation riante et vigoureuse ne doivent pas faire illusion : cette localité a toujours été une cité guerrière. Passée sous la domination anglaise après le divorce de Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine, elle fut le bouclier de Bordeaux pendant trois siècles, place de guerre très sollicitée par les deux puissances ennemies. Première filleule de Bordeaux en 1379 ; sans oublier les violences de la Fronde, Bourg fut occupée par les Espagnols, puis investie par les troupes royales (1653), avant de voir ses murailles démantelées et ses pièces de canon enlevées (1665).
Si vous passez par Bourg, arrêtez vous pour une visite. Commencez par l’Hôtel de la Jurade, 4 place de la Libération, dont la façade et le campanile date du XVIIIe siècle (MH), et qui abrite aujourd’hui l’Office du tourisme du canton de Bourg. Sur cette même place, où se tient tous les dimanches matin le marché hebdomadaire, on peut admirer les Halles de 1867 en pierre, fonte et ardoise. Puis on rejoint, en passant sur l’arc de la Goutinière, la place du district d’où l’on jouit d’une magnifique vue sur le bec d’Ambès, le confluent de la Dordogne et de la Garonne pour former l’estuaire de la Gironde. Sur cette place deux canons en bronze semblent surveiller la rivière. Ensuite s’impose une visite du château de la « citadelle » et de son musée des calèches, ainsi que de ses souterrains, salle de garde, et cuves à pétrole datant de la seconde guerre mondiale, aménagés dans le rocher. Ne pas oublier les jardin et parc du château, la porte d’Esconge ou porte de « la retraite », aménagée dans les remparts de la ville médiévale. Emprunter ensuite les « escaliers du roi » pour rejoindre le port et voir le beau lavoir public construit en 1828, et admirer la façade de la « Maison Mauresque » dominant la Dordogne.
Remonter par la rue Cahoreau, en passant par la porte « de la Mer » (MH) et rejoindre la porte de « Blaye » (MH), en passant par l’église Saint-Géronce. Une visite au musée Maurice Poignant, aménagé dans ce qui reste de l’ancien couvent des Ursulines ( XVe siècle) est ensuite possible. Il ne vous restera plus qu’à reprendre votre voiture ou votre deux-roues pour aller visiter la crypte de la Libarde (MH), ainsi bien sûr que le vignoble des Côtes-de-Bourg qui entoure le chef-lieu de canton. Cet aperçu de la ville est succinct mais les employés de l’Office du tourisme se feront un plaisir de vous renseigner plus complètement.
Bourg est la patrie de Jean de Labadie, François Daleau, Emile Couzinet, Léo Lagrange et Pierre Bazzo.
Posté le 21.08.2007 par titelive
Le château de l’Herm à Rouffignac / Saint-Cernin-de-Reilhac (Dordogne).
Construit à la fin du quinzième et au tout début du seizième siècles, le château sera abandonné suite à de nombreux crimes, onze au total.
La première mention actuellement connue du site de l’Herm apparaît dans les textes en 1309. L’ensemble est ceinturé de fossés profonds emplis d’eau entourant une plate forme sur laquelle était bâti le château. On pénétrait dans l’enceinte par un châtelet abritant le pont-levis qui se rabattait sur le pont en pierre encore en place. Au XVème siècle, de nouvelles familles se partagent le pouvoir et en 1479, Jean de Calvimont, conseiller du roi Louis XII, réunit l’ensemble du domaine. Son fils Jean est Président du Parlement de Bordeaux, ambassadeur auprès du roi François Ier : ce sont eux les constructeurs du château entre 1500 et 1530. Au XVIIème siècle, une nouvelle période s’ouvre par l’assassinat de Marguerite de Calvimont en 1605, qui marque le déclin de la seigneurie. En 1655, après 11 crimes ayant rapport avec l’héritage de l’Herm, on ne sait plus à qui appartient le château. Le 16 juin 1679 a lieu l’adjudication de l’Herm et de sa seigneurie à la cour du Parlement de Paris. C’est Marie de Hautefort, amante platonique de Louis XIII, qui rachète l’ensemble. Elle place un régisseur à la tête du domaine et n’habitant pas le château, celui-ci est peu à peu pillé. En décembre 1714, un inventaire des lieux précise que l’Herm est abandonné, la toiture effondrée et la terre démembrée. Les Hautefort vendront le domaine en 1830. En 1899, le château de l’Herm connaît une nouvelle heure de gloire : Eugène Le Roy s’inspire de cette ruine romantique pour son roman « Jacquou le Croquant » qui retrace un épisode des révoltes des « croquants » en Périgord.
En 1988 un couple d’horticulteurs drômois, Marie et Dominique Palué, achète les ruines. Depuis ils n’ont cessé de nettoyer, mettre hors d’eau et aménager ce beau vestige romantique. Aujourd’hui ce site revit grâce aux travaux de protection entrepris, aux recherches historiques et archéologiques et aux concerts qui animent le lieu l’été. On peut y voir un magnifique escalier de pierre monovis torsadé se terminant en partie haute par un beau « palmier », escalier unique par sa conception et sa réalisation, et de belles cheminées « suspendues » de style gothique flamboyant. Le couple, épaulé par ses enfants, a édifié des passerelles afin que le visiteur puisse admirer de plus près les cheminées. Les fouilles entreprises ont permis d’exhumer une chapelle et un four à pain antérieurs à la date de construction du château. Dominique Palué doit se lancer, cet automne, dans un autre chantier : celui de la couverture définitive de l’édifice, en verre cette fois, pour remplacer l’actuelle, provisoire, en polycarbonate. Le château et le site sont très romantiques.
J’y ai fait une visite le 14 août dernier, la photo est de moi, et je vous recommande d’y aller. C’est ouvert tous les jours de 10 à 19 heures jusqu’au 11 novembre. Prix de l’entrée : 5,50 €.